• Jean-Christophe DIMINO

Un compositeur italien signe une bande-son de Cimiez très originale

Dernière mise à jour : 11 juil.

Henrich Dressel livre une ode électronique au quartier huppé de Nice.


L’impression que l’on garde d’un endroit est souvent liée à des couleurs, un parfum, des rires ou des silences. Soit des émotions autant visuelles que sonores. Alors quand on est musicien, le phénomène est forcément décuplé. Niçois d’adoption depuis le printemps 2020, le producteur italien Valerio Lombardozzi alias Henrich Dressel livre sa perception de Nice en tant que lieu de vie. C'est à découvrir sur les plateformes de streaming dans un EP sorti à la mi-juin 2022. Cinq tracks que l'on retrouve sous le titre générique de The Promenade. La déambulation d’un exilé Romain de 44 ans perdu dans un Nice mystérieux - en plein confinement - après y avoir trouvé l’amour.


Italo Disco mais pas trop


Heinrich compose en digne héritier de Giorgio Moroder. Son univers rétro minimaliste est savamment cinématographique, et doucement mélancolique. Sa discographie débutée dans les années 2000 se joue sur scène en solo ou avec d'autres musiciens. Ses productions se retrouvent dans des films d'horreur - sa préférence - et dans des documentaires. Les synthétiseurs revisitent des sonorités tombées dans l'inconscient collectif qui font écho aux années 70 et 80.


Je vous laisse découvrir le titre intitulé Cimiez qui clôture ce nouvel EP.



Cimiez par Heinrich Dressel est aux antipodes de l'image d'un quartier uniquement bourgeois et conservateur. Ce morceau de 5' offre une porte d’entrée à l’ensemble des partitions d'un artiste Italien au pseudo emprunté à un archéologue Allemand - né à Rome lui aussi - du XIXème siècle.



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